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Nous revoilà pour le bilan du mois passé. Quoi de neuf du coup?

Here we go again for the monthly assessment. So What's up?

Art libre

Free art

On commence avec un petit webcomic, souvenir d'une époque ou je "bossais vraiment".

We first begin with a little webcomic, memory of an age when I was "truly working".

Pour l'occasion j'ai réalisé un en-tête pour la partie Webcomic de mon site:

For the occasion, I've made a header for the webcomic side of my website:

J'ai continué à préciser les personnages de mon projet de BD avec un charadesign de Dalil dont je suis plutôt content!

I've keep going on precising characters from my comic projet with a charadesign which I'm quite glad about.

Enfin j'ai fait deux p'tits croquis pour pas perdre la main.

Finaly I've made two littles sketchs for the sake of training.

Voilà pour les productions artistiques de ce mois-ci!

That's it for monthly artworks!

Logiciel libre

Free software

Un petit résumé en français des commits de ce mois-ci.

A little summary in french of the commits made this month.

  • Ajout des Patterns suivant et mise à jour de la doc en conséquence.
    • GetThreadName
    • IfInFeed
    • IfInThreadAndHasFeeds
    • IfAtom
    • IfRSS
    • IfFeeds
  • Correction des chapitres 1 à 4 et de la FAQ réalisé par un contributeur! Merci à lui! ;)
  • Correction d'inconsistance de l'échappement dans le pattern IncludeFile.
  • Mise à jour du pattern GetJSON-LD, mise à jour de la doc en conséquence.
  • VenC est maintenant pleinement récursif dans son traitement des patterns.
  • Correction d'une sous optimisation dans process_markup_language.
  • Les Flux atom et RSS des thèmes par défaut sont maintenant valide.
  • Mise à jour du pattern GetEntryDate et de sa documentation.
  • Multiples mise à jour et bug fixes dans les thèmes par défaut.
  • Chapitre sur les commandes VenC terminé.

Voilà pour le mois d'août! À la prochaine et merci pour votre soutiens!

That's it for august! See you soon and thank you very much for your support!

Nous revoilà pour le rendez vous mensuel où l'on va faire le point sur ce qui a été produit le mois passé!

Here we are for the monthy meeting where we'll check the results of the previous month!

Art libre

Free Art

Quelques dessins, et notamment Dalil, un concept art pour Mycelium.

Some drawings, especially Dalil, a concept art for Mycelium.

DalilDusty Gas Mask
Older YannMiette
Knowledge flowdeath & birth

Des photos où, pour une fois, je suis devant la camera, à l'exception d'une photo.

Some pictures where, for once, I'm in front of the camera, except for one of them.

Également, deux webcomics en français:

Also, two webcomics, in french_:

Pendant ce temps là, à la COGIP

Ne t'inquiète pas, ça va bien s'passer... Bien s'passer... Ne t'inquiète pas

Logiciel Libre

Free Software

VenC

Un petit résumé en français des commits de ce mois-ci.

A little summary in french of the commits made this month.

  • Suppression de code inutilisé (cgi escape)
  • Correction d'une grosse régression concernant les patterns d'échappement.
  • Gestion des cas d'usages illegaux des patterns d'échappement.
  • Échappement de patterns possible en dehor d'une publication.
  • Transfert FTP plus verbeux.
  • Suppressions de caractères blanc dans VENC-TEMPORARY-REMPLACEMENT
  • Chapitre consacré aux patterns VenC terminé.
  • Résolution d'un bug dans la commande --edit-and-export
  • Résolution d'un bug dans la génération de l'index des chapitres

bram

J'avais rapidement parlé de bram le mois dernier. J'ai crée un petit site présentant l'outil et comment s'en servir. Pour le moment, l'outil et conçu pour linux. Mais il se peut que je porte le logiciel pour d'autre plateforme.

I've said few words about bram last motnh. I've made a home page for the project explaining this tool. At this time, this software is running on linux only, but it may be possible that I will port it to others operating system.

W I K I L E R N I

Un projet qui a pas mal occupé mon temps récement. En collaboration avec Fab'blab j'ai réalisé le logo, l'identité visuel et les maquettes des principales pages de son logiciel libre Wikilerni que vous pouvez découvrir ici.

I spent a lot of time on a free software project lately in colaboration with Fab'blab](https://www.le-fab-lab.com/) and named Wikilerni. I made the logo, the graphic identity and many mockups for the application content that you can check out here in french.

Je partage avec vous les nombreux drafts du logo réalisés pour l'occasion avec Inkscape.

I share with you some of the many drafts made for this job.

sources: wikilerni-draft-1.svg

À bientôt!

See you soon!

Réalisé lors d'un atelier d'écriture à Metz, et lu en public lors d'une scène ouverte, également à Metz au M-tiss.

Bien sûr, c'est loin d'être trivial comme idée. En effet, définir la vie, même d'un point de vue strictement biologique n'est pas une chose aisée.

Il est plus difficile encore de définir la conscience. Même nous, nous n'avons pas de réponse définitive. La perspective des êtres humains est profondément réductrice. Ils tiennent pour siège de la conscience le système nerveux dont ils sont pourvus, et l'étendent tout de même aux autres créatures vivantes partageant des propriétés physiologiques similaires.

Mais ils sont leurrés par leur perspective du temps qui passe et par leur mesure anthropocentrée des espaces.

Ils n'envisagent pas que nous autres aussi sommes doués de conscience. Une macro-conscience. Celle de la forêt. Dont les stimuli et signaux analogues à ceux du cerveau sont produits et portés par les échanges racinaires, la symbiose fongique et la flore bactérienne. Ce réseau que nous tissons, tentaculaire et subtil, est le siège de notre âme.

Mais le temps qu'une pensée se forme chez nous, plusieurs de leurs années se sont écoulées. De leur point de vue, les signaux extraordinairement complexes que nous échangeons n'ont aucun sens. Parce que nous pensons significativement plus lentement, assujetis à notre architecture biologique.

Que peut un homme contre une nuée dense de mouches ? Chacune d'entre elles dispose d'un centre nerveux dont la rapidité rivalise avec les ordinateurs les plus rapides. Pour elles, le monde semble ralenti, figé. Ne voient-il pas, les hommes, que seules les échelles de temps et d'espace changent ? Qu'il n'y a pas de différence entre leur neurones, et nos racines, et nos branches ? Et moi ? Que puis-je faire contre les haches, les tronçonneuses et les bulldozer qui me dévorent ? Tel un cancer, par la main de l'homme, je sens ma conscience s'éteindre.

Une derniére idée née en moi. Je prends conscience de la conscience de l'univers, tissée dans son réseau d'ondes électromagnétiques et gravitationnelles. Trône glorieux de la conscience des consciences.

Nuit de 2016 ou 2017

Je travaillais sur une technique de projection astrale basée sur le rêve lucide.

J'arrive dans une sorte de jardin à l’arrière d’une vielle maison. Sidoine est déjà là. Il y a une très grande machine, une sorte de vaisseau spatial. Je pénètre à l’intérieur. Sidoine est en train d’examiner le vaisseau, il a l’air plus expérimenté et a l’air de connaitre la machine, sans forcément la maîtriser.

À l’intérieur se trouvent des rangées de sièges permettant de contrôler collectivement ou individuellement la machine. J’essaie de comprendre les mécanismes, mais tout ça ressemble à de la technologie extra-terrestre. Sidoine ne me parle pas trop. Il est à l’autre bout du vaisseau et continue d’examiner attentivement l’intérieur du véhicule.

Nous ne parvenons pas à démarrer.

Nuit du 2 novembre 2017

Je me regarde dans le miroir. Je suis en train de me préparer. Je suis une jeune est très belle transgenre noire. J’observe minutieusement le grain de ma peau dont je redécouvre les formes et la texture. Je suis beau et belle à la fois. Il me semble que c’est la première fois que je me travestis, sur un coup de tête, ou du moins, je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà fait ça avant. J’ai de beaux et longs cheveux platine, rasé sur le côté. J’applique un rouge à lèvre blanc sur mes lèvres et à l’aide d’un aérographe un voile rectangulaire, blanc également, sur le regard.

J'enfile des collants et une paire de chaussure noires à talons et semelles compensées, très féminine et élégante. Je porte à mes oreilles de belles boucles argentées triangulaire. J’hésite à mettre une jupe ou un mini short satin. Mon choix se porte sur le mini short. La question se pose maintenant de savoir quel volume donner à ma fausse poitrine. En ai-je besoin? Pourquoi pas. Je me mets un soutien gorge noir, que je rambour avec ce que je trouve comme tissu. Je n’en mets pas trop. Il me faut quelque chose d’harmonieusement proportionné. Je m’habille avec un débardeur à col roulé noir et enfile par dessus un blouson en cuir à manches courtes. Au risque d’en faire trop je ponctue l’ensemble avec des gants long et noir. L’ensemble me donne une curieuse allure, comme si je venais du futur. Je prends mon petit sac à mains et sort dans la rue.

L'angoisse et le malaise monte en moi, en même temps que l’excitation. Et si on me reconnait? Et si on m’agresse? Si je rencontre un homme ou une femme et que nous voulons faire l’amour, comment me comporter? Je croise des collègues de l’école, certains ne me remarquent pas, d’autre si. Je vois qu’ils me désirent alors qu’ils ne me reconnaissent pas. Je croise une collègue, elle me sourit et me demande si on se connait. Au coin d’une rue, mon prof d’anglais me reconnaît et me fait un signe de la main. Il est amusé de me voir ainsi, mais il n’est pas malveillant. Cela ne le surprend pas de ma part me dit-il. Des passants me sifflent.

Je songe à ce que je suis. Je suis exactement ce que je désire et que je ne parviens pas à avoir. Mais je suis aussi moi. Une part de moi en sommeil depuis très longtemps. Nous sommes deux à présent en moi-même. L’homme et la femme. Peut-être sommes nous d’avantage. Je me sens infiniment fort et fragile à la fois. Ce sentiment de complétude que je cherchais depuis si longtemps existait en moi-même. Je n’ai pas besoin de désirer les femmes. Je peux m’aimer moi-même, et ainsi aimer les autres. Leur corps et leur âme.

Je songe à en parler à mon père. J’entreprend de l’appeler. Je le visualise clairement à l’autre bout du fil. Il me reproche de ne pas me montrer raisonnable. Je lui fais honte et ma véritable nature, binaire, le déçois. Sans surprise l’image qu’il se fait de moi est tout autre de ce que je suis vraiment.

La beauté ou la laideur ne sont pas universels, mais dans l’œil de l’observateur.

Nuit du 3 novembre 2017

On regarde un film d’horreur cyberpunk intitulé Nevnov datant de 2009. Je finis par plonger dans le film, c’est très confus. Je retrouve des éléments visuels présent dans BioShock. L’action se déroule dans un bunker tentaculaire dont il est impossible de s’échapper, plongé dans l’obscurité et partiellement inondé. Des créatures rôdes et d’innommable secrets nous attendent. On comprend vite qu’il n’y a rien à sauver. L’eau est infestée de méduses cubozoaires mortellement dangereuses dont les piqûres sont atrocement douloureuses. L’horreur qui nous assiège n’est pas une chose avec laquelle nous devons ou pouvons lutter, mais plutôt quelque chose qu’il nous faut accepter. Comme un nouveau paradigme. Les ténèbres qui nous dévorent sont comme autant de lumières noires révélant nos pires souffrances psychologiques et traumatismes.

On pourrait penser que c’était un cauchemar, mais en fait non. C’était plus comme un cheminement à l’intérieur de ce qu’il y a de plus sombre dans la conscience.

Nuit du 4 novembre 2017

Nous sommes une unité d’élite. Un groupe d’individus dont l’âge varie grandement, sélectionné me semble-t-il pour nos aptitudes. Réflexes, maniement de l’arme à feu, condition physique. Nous sommes, en quelque sorte, des supers héros sous contrat. Nous sommes une petite dizaine et certains d’entre nous rentrent seulement dans l’adolescence alors que d’autres, comme moi sommes déjà de jeune adultes. Difficile de relater les circonstances de notre rencontre, l’action effrénée m’empêche de me souvenir, seul compte notre objectif. Nous devons amener à destination, saint et sauf, une personnalité importante. Cette destination, c’est la cathédrale au cœur de la ville.

Nos véhicules, bijoux de technologie, filent à toute allure, assistés par des tirs depuis l’espace dégageant la routes de nos assaillants. Ce matériel, ainsi que les satellites nous prêtant mains forte sont de mon invention et ne sont pas de trop, l’ennemi est en sur-nombre et nous sommes forcés par moment de nous disperser dans de vastes décors urbains mêlé à des environnements naturels sauvages présentants de gros risques. Nous rentrons dans des zones où se trouvent des civils, une nouvelle contrainte s’impose à nous, et nous oblige à cesser de faire feu.

Je donne alors le signal pour nous mettre en position. Les satellites vont générer depuis l’espace des leurres et des obstacles. Mon équipe est alors voilée par des formes géométriques régulières rendant impossible notre identification, et donc la localisation exacte de notre colis dans notre unité. Pour fonctionner ces voiles semi-virtuelles ne doivent pas être trop éloignés entre eux. Alors que nous filons à toute vitesse, le plus jeune d’entre nous, qui est également le plus virtuose au commande de son bolide, est obligé de se séparer et d’emprunter une route singulièrement sinueuse et dangereuse. Grâce à la vision par satellite, je suis capable, au commande de mon propre véhicule, de suivre exactement l’action de chacun d’entre nous. J'indique à mon jeune ami qui s'éloigne comment nous retrouver au plus vite pour reprendre notre position et sauver notre couverture. Notre colis est au moins aussi habile que nous autres en matière de pilotage et de défense, mais du fait de son importance, il était totalement exclu de laisser cette personnalité effectuer le trajet seule puisque, de toute évidence, le contre-espionnage était parfaitement au courant de nos plans.

La course poursuite est effrénée, et contrairement à nous, l’ennemie n’hésite pas à ouvrir le feu sur notre équipe quitte à blesser des civils. C’est notre dernière mission et sans aucun doute la plus difficile, celle où tout se joue maintenant. Nous parvenons finalement à rentrer dans la zone de la ville dont le niveau de sécurité est naturellement suffisant pour repousser et dissuader nos assaillants de poursuivre leur manœuvre. La cathédrale commence à être visible et n’est plus dissimulée par les grands immeubles de la ville. Je profite de cette accalmie pour faire le point sur notre carrière et la situation. ???? est parvenu à nous retrouver en empruntant un chemin extrêmement étroit et mortel. Ses réflexes sont hors du commun, je me demande s’il a conscience du danger. ???? et ???? comprennent que nous avons gagné, j’entend dans mes écouteurs qu’ils s’échangent quelques mots coquins. Nous avons gagné. Une sorte d’euphorie et de soulagement nous envahie. Seul notre colis se montre parfaitement stoïque et reste maitre d’elle-même. Très alerte et professionnelle. Nous la déposons au pied de la cathédrale où sa sécurité viens la chercher.

C’est finit. Mes camarades sont soulagés et fier. J’éprouve moi-même un grand sentiment de satisfaction et de puissance. Nous avons vraiment assuré. Nous avons mis en déroute la plus grande menace qui pesait sur le colis. Je rappelle à mes collègues que nous passerons dans quelques heures un entretien individuel pour présenter notre rapport détaillé. Mais ça ira, nous sommes les plus forts. Oui. Je réalise alors, comme pour la première fois, que nous sommes vraiment les plus forts.

Je m’éloigne un peu de mon groupe, songeurs. La fête bat son plein en ville, au pied de la cathédrale, où un événement est attendu. Un discours de notre colis? Où peut-être une avant première? Des stars de cinéma semble être attendu. À mesure que je marche un sentiment d’inquiétude m’envahit. Nous sommes les seules à connaitre le système de sécurité du colis aussi bien, et étant sous contrat, théoriquement rien ne nous empêcherait de changer de camps, si ce n’est notre loyauté. Nous somme la dernière menace potentiel pesant sur la personne que nous protégions quelques instants au par avant. Je reviens alors voir mes camarades, toujours très joyeux et enivré par l’action dont ils ne cessent de se vanter, amusé et fier.

« Écoutez, c’était notre dernière mission avec ces gens là, au moment de faire notre rapport individuel, il se peut qu’ils tentent d’en finir avec nous. Soyez tous extrêmement prudent. »

La joie s’efface de leurs visage, je retrouve le sérieux et la concentration auquel ils m’habituent tous en mission. Un voile de tristesse et de fatigue obscurcisse légèrement leur visage.

À l'occasion du Weekly challenge Good Bye Old Friend j'ai mis à jour un de mes pixelarts les plus fameux: L'Homme du Desert

Voilà le making of qui s'additionne à celui de la version antérieure ici L'Homme du Desert v6.1 (Making of)

Le résultat final:

L'Homme du Désert

Voilà mon petit dernier :)

http://pixeljoint.com/pixelart/114337.htm

Le Long Chemin Vers Les Réponses (Making Of)

Le résultat final:

Le Long Chemin Vers Les Réponses

They Are Anonymous

Journal onirique 0x00

J'ai terminé une grosse toile de peinture que j'avais commencé il y a un moment déjà...

Journal onirique 0x00

C'est peint d'après un rêve que j'avais fait il y a longtemps.

C'était une sorte de film où l'on suivait plusieurs protagonistes, dont la personne sur la toile. Ils étaient tous marginaux et dégageaient une sorte de lumière, comme une aura, que personne ne pouvait voir à part eux (et le spectateur du film bien sûr). Ils ne se croisaient jamais, et ne se connaissaient pas mais leurs actions contribuaient à rendre le monde meilleur par effet papillon bien qu'ils soient de petites gens, anonymes et noyés dans la masse et la misère. Il y avait un vieux réparateur d'appareils électroniques, une fille qui faisait de la récup' dans les décharges (elle était un peu junky aussi), et d'autres personnages dont je ne me rappelle plus trop. À la fin du film, après moult épreuves de la vie, dépressions et difficultés dues à leurs conditions, ils finissent tous par se trouver pour la première fois sur une plage lors d'une fête populaire. Il y a alors une sorte de mouvement de foule circulaire, et ça les fait converger vers le centre, et ils se rencontrent alors tous enfin découvrant leur aura respective et l'influence positive qu'ils ont sur le monde. Cette dernière scène avait une forte charge symbolique.

Souvenir d'INRIA

L'Oiseau Pendule (Making of)

Le résultat final:

L'Oiseau Pendule

Aout 2015

Je cherchais quelque chose de plus visuel et de beaucoup moins mental dirons nous. Une troisième tentative avec les champignons l'été derniers, au dernier festival de la Hadra dans le Vercors, semble avoir confirmé que ça ne correspond pas à ce que je cherche, mais ce pourrait être aussi une question de dosage et d'état d'esprit. Toujours est-il que j'ai pu mettre la mains sur de la Salvia Divinorium, de la bonne du terroir, si l'on peut dire. Je m'efforçais à ce moment de me défaire des aprioris que j'avais développé sur les effets en lisant les trip reports d'autres psychonauts, retenant que ce que j'avais vécu avec les champignons était finalement assez différent de ce que j'avais lu. Encore une fois le dosage et l'état d'esprit y sont sans dans doute pour quelque chose.

La Salvia se chique ou se fume. Je n'aime pas fumer et il paraitrait que chiquer la Salvia augmenterait substantiellement ses effets. Mon amie et moi même choisîmes donc de mâcher la plante jusqu'à ce que les effets apparaissent. Nous avions préparé un grand bol de feuilles fraiches. Pendant ce temps, et bien que je n'étais guère inquiet d'un éventuelle accident ou bad trip, je m'assurais que son appartement, qui donc serait le lieu de notre trip, ne présenterait aucun danger potentiel.

Le goût est infâme. Il est peu probable que vous ayez déjà gouttez quelque chose d'aussi infecte. C'est d'autant plus difficile qu'il faut garder la mixture ainsi malaxée en bouche. La substance active pénètre par les muqueuse, en cas d'ingestion, celle-ci est détruite et ne pénètre pas dans le sang. Nous poursuivons péniblement la chique assis sur le canapé de mon amie. Malheureusement pour elle, le goût est tellement ignoble qu'elle finit par tout recracher et vomir par la même occasion.

Elle reviens à mes côtés. Des effets très léger se font déjà sentir, nous ressentons vite une pesanteur dans notre corps et notre esprit. Ne pouvant pas parler, parce que la bouche pleine, je lui propose avec la main de nous coucher dans le lit. J'aurais voulu (et j'aurais sans doute du) garder en bouche plus longtemps le produit que je recrache finalement peu de temps après elle. Je l'embrasse du bout des lèvres. Je la sens un peu déçu de ne pas avoir pu garder en bouche la Salvia, découragée aussi peut-être.

Allongé l'un contre l'autre je l'enlace dans mes bras, mais je ne suis pas bien installé. Ce n'est pas exactement de la fatigue, mais je ressens le besoins d'immobilité et de confort. Je lui explique et je m'excuse, je sais qu'elle veut être contre moi. Je reste collé à elle, mais détendu de tout mon long, emmitouflé avec elle sous sa couette patchwork. Bien qu'elle ne dise rien je ressens qu'elle perçoit quelque chose. Au bout d'un moment elle me dit qu'elle contemple les légères déformations de l’environnement. Comme moi, elle est assommée par la substance. De mon côté, c'est plus que des déformations. Je n'ai pas spécialement d'états d'âmes, c'est très visuel et ça me plait ainsi. Je me rend tout de même compte que comme pour elle, la dose est faible. C'est comme si le trip était lointain. Je suis à mit chemin entre le vrai monde et « là-bas ».

Je ne suis pas sûr qu'elle le perçoit comme moi, pour elle l'environnement ne fait qu'onduler, ce qui est déjà pas mal quand on a pas l'habitude, j'imagine. C'est comme si notre être était multidimensionnel. Il faut entendre par là que celui-ci s'étend au-delà des trois dimensions physiques. C'est comme si cet être, dont le prolongement est l'esprit, changeait de perspective ; de dimension. Par décalage ou translation successive sur l'un des axes d'une dimension inconnue du commun des mortels. Je repense alors à une expérience de pensée que j'avais imaginé. Lorsque vous faites de l'infographie 3D ou des mathématiques vous représentez le mouvement d'un corps ou d'un objet en fonction du temps qui correspond à une dimension à part entière. Je me demandais alors ce qu'il se passerait visuellement si l'on inversait l'axe x,y ou z avec t. Comment cela affecterait-il les formes et le mouvement?

À mesure de cette lente progression vers « l'autre côté », effectivement, l'environnement ondule et se transforme en un autre monde. Il devient évident que le temps est une dimension spatial. Ce n'est pas le temps qui s'écoule, c'est la conscience qui glisse dans un univers statique. Les objets les plus insignifiants semblent habités par un esprit qui les animes, littéralement.

De l'autre côté de la chambre en bazar, des vêtements sont jetés pêle mêle sur les meubles, et notamment une chaise solitaire et encombrante que mon amie aime d'autant plus qu'elle est orange. Mon regards semble figé sur ces vêtements. Ils semblent voler majestueusement. Les plis du tissu s'anime gracieusement, comme des méduses à la dérive ou un voile sous la brise. J'ignore si c'est l'univers qui bouge ou si c'est le vêtement qui se déplace. Il ressemble à une créature étrange et inoffensive, le genre sans système nerveux complexe et qui se nourrirait de micro organisme invisible à l’œil nu.

Malgré les visions je sens qu'il me faut un effort de concentration pour les maintenir. Je ressens mon corps vibrer comme si j'allais sortir de celui-ci à tout moment. Non, ça n'arrivera pas me dis-je. J'y suis encore bien encré. Je n'en ai pas assez pris. Le lit semble immense, comme un océan, les plis de la couette ondulent, c'est comme si j'étais sur un océans de tissu multicolore. C'est vraiment magnifique. Par instant on croirait à un décors de théâtre de papier et de carton animé en coulisse, derrière la scène. Je suis minuscule dans cet espace si grand.

Je suis frustré de ne pas avoir gardé la Salvia plus longtemps en bouche ça aurait pus aller plus loin, je le sens, c'est certains. Je m'endors finalement avec mon amis qui ne m'as pas attendu pour perdre connaissance.

Au réveil, elle me confirmera n'avoir finalement rien vu d'extra ordinaire si ce n'est des distorsions de l'espace, très légère, comme tout le reste de notre trip.

Peut-être la plante s'introduit elle à nous doucement. Peut-être est-ce une invitation à quelque chose de plus profond.